©DenisPeaudeau / ©ThomasGuionnet / ©CorentinMacé
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De Nulle Part...Et d'Ailleurs

Interprétation : Karine Gonzalez, Rocio Vadillo, Olga Marquez, Morgane Teffaine

Mise en scène et Direction artistique: Morgane Teffaine

 

‘De Nulle part... Et d’Ailleurs‘  - (DNPA)           
Une pièce chorégraphique pour 4 danseuses et 4 tablaos, entre danse flamenca et élan contemporain.


‘De Nulle Part.. et d’Ailleurs‘ fait référence à  l’histoire des peuples tsiganes au sens large et des gitans d’Espagne plus particulièrement; ces peuples dont les origines et les parcours nomades et historiques restent encore aujourd’hui un mystère.  Elle raconte ce peuple qui malgré des siècles de répression, a su continuer à exister,  içi et ailleurs,  en marge,  trouvant une survie et l’expression d’une identité forte dans cet art aujourd’hui universellement reconnu qu’est le  Flamenco.
A la fois allégorie et hommage à ce peuple et tant d’autres trop souvent oubliés ou méprisés, ‘De Nulle Part.. et d’Ailleurs‘  danse la vie et la mort pour faire exister les âmes oubliées...

 

 

«C’est en 2011 , suite à une commémoration du génocide juif, que cette pièce s’est imposée à moi.
Je ne savais pas où cela allait m’emmener mais il me fallait parler de ces peuples a qui on avait tout volé, même leur mort.
Nous commémorons la Shoah, mais qui connait aujourd’hui  les termes de «Porrajmos» et «Samudaripen»? Les tsiganes ont pourtant connu le même sort que la communauté juive et personne -ou presque- n’en parle.

Depuis toujours ces peuples sont source de rejet: mystérieux, insaisissables dans leur histoire comme dans leur mode de vie, gênants. Le génocide de la 2nde guerre mondiale, ils l’ont bel et bien vécu et avant cela  beaucoup avaient déjà subi les effets de l’inquisition  espagnole sur près de 4 siècles.

Les Gitans ont  ainsi traversé des siècles de persécutions dans le plus grand anonymat, et ils sont encore là , plus vivants que jamais!  Criant encore aujourd'hui leurs joies et leurs peines...
Ce Quejio (cri flamenco) qu’on reçoit tel un tremblement de terre, qu’on aime ou qu’on déteste, est sans doute un cri de douleur autant que de revendiquation à l’existence. Car finalement c’est cela le Flamenco et c’est en cela qu’il nous parle tant: le Flamenco, c’est la Vie.
Cette pièce est donc tant celle de la revanche d’un peuple sur la mort, que d’un véritable hymne à la Vie.

René Robert, photographe émérite du milieu flamenco, avait intitulé l’une de ses oeuvres «La Rage et la Grâce», évoquant si justement l’expression de cet art... Et si nous avions aujourd’hui la Grâce de rendre hommage à cette Rage qui a permi aux gitans de survivre et au Flamenco de naitre? »

                                                            

                                                                                           Morgane Teffaine, Chorégraphe

Dossier complet DNPA
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Remerciements particuliers à : Eva Le Saux, Charlotte Cabanis, Tchié Dufeu , Corinne Vannier  (pour leurs collaborations artistiques) et Fatima Leghzal (Cie DOUNIA) pour son regard extérieur.

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